Qu'est ce que le GR5 ? C'est un sentier de grande randonnée qui relie la mer du Nord à la mer Méditéranée sur une distance de 2600 km. Ce sentier traverse notamment les Alpes, le Jura et les
Vosges. Pour cette dernière chaîne de montagne, le GR relie Wissembourg dans le Bas-Rhin à Fesches-le-Chatel dans le Territoire de Belfort pour une distance global d'environ 430 km.
Carte du GR5 donnée par le topo-guide :
Cuisine
:
- 2 réchauds type armée + pastilles à brûler
- briquet + allumettes
- pastilles de décontamination
- 1 cuillère, 1 fourchette
- 1 quart en alu
Alimentation au départ : - 2 sandwichs
- 2 bouteilles d'eau (3 l en tout)
- 1 barre de pain d'épices Prosper (youp-la-boum)
- 1 boîte de bonbons Werthers (café crême, miam)
- dosettes de café
Habillement : -
1 short, 1 pantalon
- chaussures de marches, 2 paires de chaussettes épaisse
- 1 paire de tongs
- 1 k-way, 1 casquette
- 2 t-shirt légers, 2 sous pull
- lunettes de soleil
Toilette
:
- 1 gant de toilette
- 1 serviette
- 1 brosse à dent + minitube de dentifrice
- Cotons tiges
- 1 savon
-
1 PQ
Divers
:
- appareil photo numérique
- téléphone portable + cable de recharge batterie
- 1 couteau Laguiole
- 1 carnet de notes, 1 stilo
- 1 trousse à pharmacie
- 1 montre chronomètre
- carte bancaire, papiers d'identité, 100 € en liquide
Poids total de l'équipement au départ : 11,9 kg
Jour 1 : Mardi 06/08/2008 - Jungholtz au Kastelberg
Trajet et durée :
Départ de Jungholtz vers 11H00
Rimbach Zell 0h24
Rimbach
0h18
Munsterackerle 0h23
Judenhut
0h44
Col du Ballon 0h43
Grand Ballon 0h13
Haag par Col du Ballon 0h25
Coin repas 0h30
Total matin
3h40
Markstein
0h57
Breitfirst 0h37
Col du Hahnenbrunnen 0h10
(col du Herrenberg)
Col du Neurod 1h03
Rainkopf
0h49
Kastelberg 0h37
Recherche coin tente 0h13
Total journée 8h06
Compte-rendu :
Départ tardif suite à quelques problèmes...euh administratifs, mais départ quand même pour cette randonnée de quelques jours. Et dés le début alors que je marchais vers Rimbach, premier coup de
pouce avec une voiture qui s'arrête et une mémé bon pied bon oeil qui m'emmène en voiture, c'est toujours ça de gagné d'autant que ça m'évite la partie route pas forcément agréable. Arrivé à
Rimbach, c'est parti pour la randonnée, la vrai avec pour commencer la journée l'ascension du Grand Ballon par le Judenhut. Rien à signaler pour ce grand classique. Puis direction le Markstein
avec la pause repas en cours de route. S'ensuit alors un de mes passages préférés dans les Vosges, l'enchaînement Rothenbachkopf et Rainkopf qui est particulièrement magique ce soir avec un ciel
relativement dégagé. J'arrive au sommet du Kastelberg vers 20H00 et il est temps de planter la tente avant l'arrivée de la nuit. Je profite pour ma première nuit à la belle étoile d'un magnifique
coucher de soleil.
Ombres et nuages depuis le Rothenbachkopf...
Coucher de soleil depuis le bivouac au Kastelberg...

Jour 2 : Mercredi 07/08/2008 - Kastelberg à Aubure
Trajet et durée :
Départ du Kastelberg vers 07H10
Hohneck
0h36
Les 3 Fours 0h24
Col de la Schlucht 0h22
Le
Tanet
0h57
Gazon du Faing 1h00
Col du Calvaire 0h56
Carrefour Duschene 0h29
Tête des faux 0h19
Roche du Corbeau 0h17
Etang du Devin 0h21
Le Bonhomme (repas) 0h42
Total matin
6h23
Col des Bagenelles 0h56
Grand Brézouard 1h01
Pierre des 3 bans 0h55
Aubure
1h16
Total journée 10h31
Compte-rendu :
Réveillé par le soleil à 6h00, le temps de faire un café et de plier la tente, et c'est parti pour une belle journée de marche. Premier sommet, le Hohneck encore calme à cette heure-ci
avant le déferlement des touristes. Un petit coup d'oeil à droite pour apercevoir la lac du Schiessrothried, les Spitzkoepfe et le fameux sentier du Wormspel. S'enchaînent ensuite le col de la
Schlucht, le Tanet et le Col du Calvaire où je profite d'une source sur le sentier pour refaire le plein d'eau. Je découvre pour la première fois le carrefour Duschene et son cimetière militaire
ainsi que la tête des Faux et l'Etang du Devin, passage très marqué par la Grande Guerre au vu des nombreux vestiges militaires qui le parsèment. J'arrive enfin au village du Bonhomme sous une
chaleur caniculaire, ma mission ici est de trouver un commerce ouvert ou je puisse ma ravitailler. Ce sera vite vu, le seul commerce c'est la boucherie attenante au restaurant dans la rue
Principale.
"Vous avez des sandwichs ?"
"Non, on a plus de pain. Juste des restes de pain du midi du restaurant. Si ça vous convient je peux vous faire un sandwich avec ça ?"
"Parfait !!"
Et me voilà reparti avec 2 sandwichs royaux fait maison avec amour entre 2 tranches de pain. Bien sympathique cette dame à la boucherie, merci encore.
Après ce petit festin, c'est reparti vers le Col des Bagenelles et le Grand Brézouard. Pour ce dernier et pour ceux qui veulent y monter je vous indique qu'il y a 2 façons
de l'aborder. La première c'est la façon classique en suivant le sentier GR5 qui monte tranquilement en lacets, la deuxième c'est ma méthode, ou si vous préférez la méthode des gens qui
sont distraits et qui se plantent de sentier. Moi le sentier que j'ai pris, il monte droit vers le sommet, sans lacets, sans virages, bref tout droit. Forcément l'inclinaison de la pente s'en
ressent et vos jambes et votre souffle en patîront un peu, mais bon une fois en haut (si vous y arrivez) vous aurez tout loisir d'en rigoler...
Après avoir récupéré mon souffle, direction la Pierre des 3 Bans où je compte passer la nuit dans le refuge indiqué par le topo-guide mais quand j'y arrive, le refuge s'avère être un vulgaire
abri en rondins. Bonne blague du topo-guide qui donne le même symbole aux abris et aux refuges, du grand art. En attendant, je suis un peu crevé, il est 18H00 et sais pas encore où je dors. Après
un petit coup de fil, je me dégote une chambre d'hôtel à Aubure, le gîte-étape étant complet. Arrivé à Aubure vers 20H00 environ, je suis accueilli par un couple chaleureux au seul hôtel du
patelin qui fait aussi bar et restaurant. Quelle joie de prendre une bonne douche et surtout une bonne bière suivie de sa copine un peu après. Après cela, une bonne nuit de sommeil bien méritée
après cette longue journée de marche.
Lever de soleil sur le Hohneck...



Rendez-vous à 18H30 pour le départ à coté du parking Wolfberger à Colmar. Le soleil est voilé et un vent rafraichissant souffle sur les 400 concurrents, donc pas de chaleur caniculaire
pour ce soir. Mon partenaire de course habituel étant en vacances, je me retrouve seul pour gérer le 10 km. L'objectif fixé étant d'attendre les 45 minutes, je décide de partir plus vite que lors
de mon précédent 10 km au Tour du Lac de Kruth en juin. Et là pour un départ canon, je peux dire que j'ai bien assuré, même un peu trop en fait : 1er kilomètre = 4min03, soit un rythme
m'emmenant vers 40 minutes pour le 10 km, aberrant à mon niveau ! 2ème kilomètre = 4min14, à peine si j'ai ralenti un peu. Mais là c'est trop, je suis clairement dans le rouge. Je ralentis donc
la cadence pour tourner entre 4:36 et 5:01 au kilomètre sauf au dernier tour où je me suis un peu lâché (4:27) pour finir en 46:01. L'objectif n'est donc pas atteint mais je retire quand même
quelques motifs de satisfaction qui me permettent de me dire que ce n'est que partie remise :
1°/ zéro pointé pour la stratégie de course, je suis parti trop vite et je n'avais quasiment plus aucune marge de manoeuvre après le 3ème kilomètre. Après je pense que j'ai relativement bien
résisté jusqu'à la fin (mais que ce fut dur...)
2°/ malgré ça j'améliore quand même mon chrono de 2:30 environ ce qui n'est pas négligeable
3°/ je suis en pleine préparation physique de football (2 entraînements et 1 match cette semaine) donc j'avais quand même les jambes un peu lourdes avant la course
Voilà pour le bilan de cette course, il s'agit maintenant de continuer à s'entraîner et d'adopter un rythme plus homogène, autour des 4:30 au km, pour le prochain 10 km dont la date et le
lieu ne sont pas encore fixé.
Voilà nous y sommes, cet après-midi aura lieu mon deuxième 10 km de l'année et ce coup-ci je suis seul, Sammy étant en vacances (le veinard), je n'aurais donc pas de lièvre pour m'emmener
!
L'objectif étant de passer sous les 45 minutes, il faut donc que je coure sur une base de 4 minutes 30 au kilomètres. A priori cela paraît possible vu que j'ai fait 2900 m au Cooper mardi dernier
soit environ 4 minutes au kilomètre. Bon le bémol c'est qu'en faisant un Cooper on sait qu'il n'y a que 12 minutes d'effort donc on va forcément plus vite que lors d'une course de 3/4
d'heure.
2ème bémol, je ressens quand même un peu de fatigue suite aux entrainements répétés de foot, je sens bien que j'ai les jambes un peu lourdes. A voir si elles suivront tout le long de la
course.
3ème bémol : j'ai dormi 15 heures ces 3 dernières nuits ce qui n'est sans doute pas l'idéal pour la préparation (ou alors j'étais pas au courant)
Bref, pour savoir l'influence de tous ces (néfastes) éléments sur ma capacité à tenir l'objectif fixé, il n'y qu'un seul moyen : LA COURSE !